De la morale et des valeurs en politique

« Tout le monde est, a été ou sera gaulliste », prête-t-on au Général. S’il est un domaine où il est une référence unanime, c’est bien celui de la probité et de l’honneur.

« Il n’y a de réussite qu’à partir de la vérité »
Charles De Gaulle

La république souffre de graves errements à juste titre dénoncés publiquement mais qui jettent un opprobre immérité sur l’ensemble de la classe politique. Ils sont une infime minorité à tirer un profit personnel dans le vaste mouvement d’hommes et femmes engagés dans la vie de leur cité, maires, adjoints et conseillers municipaux, peu et mal rétribués pour l’ampleur des tâches que leurs responsabilités induisent.

La probité n’est pas que l’honnêteté financière, si l’on peut exprimer ainsi l’incorruptibilité. On aimerait qu’elle soit tellement naturelle et normale qu’elle n’en soit même plus un sujet. Les manquements à cette nécessaire qualité sont légitimement traqués par des citoyens valeureux, engagés dans des associations comme Anticor ou, plus près de nous, Ramdam64-40. Qu’on souffle sur la saleté, qu’elle soit découverte, qu’on déloge la poussière de sous les tapis : c’est un engagement malheureusement permanent et heureusement salutaire.  
La probité est surtout la droiture morale et l’honnêteté intellectuelle qui doivent guider la conduite des hommes et femmes de responsabilités. Que l’on nous traite de naïf ou d’indécrottable optimiste, on reste convaincu du dévouement, sans guère de récompense, de ceux qui gouvernent notre quotidien, nos élus locaux.

« Il ne sert à rien de dire “Nous avons fait de notre mieux”. Il faut réussir à faire ce qui est nécessaire »
Winston Churchill

Hélas, le spectacle du mauvais théâtre biarrot qui se terminera en mars prochain vient ternir cette généralité. La pièce fut mal écrite, bâclée par des auteurs avides de recettes immédiates, la mise en scène trop vite imaginée ne fut pas suivie par de mauvais acteurs dans un décor qui, bien qu’unique, est en passe d’être durablement abîmé. Dans le sempiternel trio de ce mauvais vaudeville, on ne distingue plus le mari de l’amant, le jaloux est devenu ami laissant pourtant le mari dans une insondable solitude. Le comble du grotesque est assuré au dernier acte par l’insoutenable suspense du « Repartira ? Repartira pas ? Avec quel national acolyte ? Contre quel parachuté ? Dans quel faux rassemblement ? »
Celui-ci tiendrait plutôt d’une manifestation de soubrettes qui n’auraient en commun que la détestation de leur Harpagon de maître. Allons, il faut en finir !

« Il faut savoir ce que l’on veut, il faut avoir le courage de le dire et quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire »
Georges Clemenceau

Il est temps que des équipes solides conduites par des meneurs expérimentés et rompus à la chose publique, se lèvent et affirment leur engagement à passer à une autre conduite des affaires locales, tolérants dans leur maintien mais heureusement intransigeants sur les principes qui les inspirent. Ouverts et à l’écoute de leurs concitoyens, ils traceront le chemin de progrès que Biarritz a espéré en vain pendant six ans. Ce qui importe au citoyen est moins que l’on satisfasse son désir immédiat dans les fausses promesses d’une démagogie facile, que la réflexion mûrie d’une personnalité douée de compétences avérées ayant une vision du bien public davantage que du sens commun, de tracer un avenir qui commencera dès le 27 mars, et de dessiner les perspectives de l’amélioration de notre mode de vie quotidien, de notre cadre de vie à long terme et de la conviction transmise aux jeunes générations, de toutes conditions sociales, économiques et culturelles, qu’un accueil digne de ce nom leur sera réservé dans un Biarritz ouvert, dynamique et moderne.

Cette campagne voit déjà fleurir de charmants sourires enjôleurs et d’alléchantes promesses, de sympathiques idées surfant sur les vagues d’inquiétudes grandissantes, jusqu’aux conduites farfelues qui, dans une course automobile se traduiraient par une sortie de route au premier virage.
Mais la première chose que les électeurs attendent désormais et, mieux, exigent, c’est le respect de la parole donnée : Hitza hitz.

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